La façon dont on traverse le processus d’écriture d’un livre est un miroir parfait de la manière dont on vit sa vie…

Ces derniers jours, j’ai été frappée par la similitude de ce parcours d’écriture avec la vie des personnes accompagnées : un exemple vivant de cette notion de non-séparation dont il est souvent question dans les approches non duelles. Je remarque que la façon d’appréhender le processus d’écriture correspond point pour point au regard que l’on porte sur la vie en général. Ce qui est génial – mais pas toujours confortable – c’est de voir combien écrire un livre met directement en lumière ces zones de tension, de déni, ces réactions programmées, ces fausses croyances entretenues sur nous-même, les autres et le monde. Comme le sel exhausteur puissant de goût, l’acte d’écrire – surtout lorsqu’on se fait accompagner –, vient révéler ces vérités cachées.

Je vous donne un exemple. Chaque semaine, une de mes clientes remet à plus tard l’écriture d’un premier passage de son livre, alors que tout est prêt pour se lancer (un plan construit et harmonieux qui tient la route, un contenu clair et riche…) Les raisons ? Le temps, les aléas et empêchements du quotidien…

— Je me mets devant ma feuille, me dit-elle et là, plus rien. Je bloque.

— Que fais-tu alors ?

— Au bout d’une demi-heure, j’arrête. Ça ne sert à rien de se forcer…

Cela n’est que la surface. Quand on explore un peu plus loin, on découvre des peurs bien plus profondes. La peur de la page blanche, où l’histoire d’anciens traumatismes d’école se répètent. La peur de se rendre visible et de parler vrai. Le livre n’est pas encore écrit, encore moins publié et le mental lui fait croire qu’il pourrait y avoir un risque… Le livre n’est pas encore publié et les mots sont déjà censurés, bâillonnés.

— Cela te rappelle-t-il des situations de ta vie où tu réagis de la même façon ?

— Oui…

Bien sûr, il serait contre-productif de se batailler contre ces croyances fermement ancrées. En faire des monstres contre lesquels se battre serait les valider tout à fait. Ce serait leur donner une existence réelle.

Mais alors, qu’est-ce qui pourrait aider dans ces cas-là ?

D’abord, il me semble important de rassurer le système nerveux qui sent un danger et qui se met en alerte. Des mots bienveillants comme : « Je t’entends, c’est ok, tout va bien, ne t’inquiète pas. Tu vas y arriver. Ça va aller. Je vois que tu as peur… » vont permettre au système de protection de se détendre. En bref, faire preuve d’une immense compassion vis-à-vis de soi-même. S’apporter toute la tendresse au lieu de se traiter d’incapable ou de moins que rien.

On pourrait s’arrêter là et se dire : ok, je m’y mettrai demain. Et c’est la « méprise » la plus fréquente. Car il est fort à parier que le lendemain et le surlendemain, le même scénario va se rejouer…

La deuxième étape serait de dire : ok, je te vois, je t’entends, mais je vais écrire ce livre, parce que je le porte en moi depuis longtemps, parce que c’est mon souhait profond et qu’il est important pour moi de lui donner naissance. Viens, on y va ! Maintenant.

Un doux mariage du féminin qui accueille et du masculin qui rappelle la direction.

Bonnes inspirations à toutes et tous !

Sylvie

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