Sur le chemin « d’éveil », je me suis beaucoup intéressée à la notion d’acceptation. Doit-on tout accepter ? Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous une expérience récente pour éclairer ma vision. Sincèrement, je n’avais pas du tout prévu d’en parler ici et suite à une discussion hier avec un ami, je me suis dit que oui, il était important de témoigner.
En novembre dernier, j’avais vu passer une annonce de « ghostwriter » pour une personne œuvrant dans la spiritualité. Même si je n’étais pas totalement en phase avec ses partages — tant sur la forme que sur le fond — je me suis tout de même décidée à postuler. Je venais de traverser un long moment de quasi désert professionnel et l’envie de me remettre en mouvement était ardente. De plus, en lisant l’annonce, il était clair que mon profil correspondait quasiment point pour point aux besoins de ce poste. La requête première consistait à envoyer un CV, une lettre de motivation, un portfolio des réalisations et une vidéo pour « convaincre » le recruteur d’être la bonne candidate…
Je me suis prêtée au jeu comme il était demandé. Sans surprise, j’ai été contactée quelques jours plus tard par la DRH pour un premier entretien.
Je suis arrivée très détendue. Je ne ressentais pas d’enjeu ou de besoin de réussir quoi que ce soit. Mon objectif était simplement de répondre aux questions, de parler de mon parcours et de mes atouts. Point barre. Même si la discussion était sympathique et bienveillante, j’ai tout de suite ressenti l’orientation des questions : le besoin de se rassurer sur mes compétences. Comme je suis autodidacte, je ne pouvais m’appuyer que sur mon expérience et non sur des connaissances académiques. Je voyais bien que la DRH, même si elle me posait des questions techniques, semblait intéressée par mon approche plus intuitive de l’écriture. À la fin de l’entretien, elle m’a souligné que le lundi suivant, elle m’enverrait des cas pratiques et que j’aurais 48 heures pour les réaliser et les renvoyer.
Ces cas pratiques m’ont mis à l’épreuve. À ma question sur le temps nécessaire pour les réaliser, la DRH m’avait dit : environ 2 heures. J’y ai passé plus de 20 heures (non que je sois lente mais que la teneur de ce qui était demandé était énorme… et que je ne sous-traite pas mon travail à l’IA…) Je devais produire des écrits à partir différentes consignes, mais je devais argumenter et justifier tous mes choix éditoriaux… Bref, ça n’a pas été évident, mais j’ai relevé le défi. La DRH m’avait prévenue : si cette étape était concluante, je serais sélectionnée pour un deuxième rendez-vous, cette fois-ci avec le service marketing. J’ai remis ma copie, satisfaite de mon travail. Ce n’était certainement pas parfait, mais j’avais donné mon meilleur.
Une dizaine de jours se sont écoulés. Silence radio. Je n’étais pas en attente, mais j’étais surprise du manque de communication, surtout que lors de l’entretien, la DRH m’avait spécifié combien, pour l’entreprise concernée, les délais, la rapidité, l’exigence de la directrice de réponse au bout de deux heures maximum (prérequis au poste), le respect des engagements étaient des critères importants. Personnellement, je ne crois pas tant aux discours qu’aux actions réelles : un message de relance de ma part au bout de 10 jours pour avoir des nouvelles. Une réponse qui me confirme qu’elle me répondra le lendemain. Un message 8 jours après…
Pour moi, c’était déjà une alerte…
Pour info, après le premier entretien, j’avais dû aussi fournir des références (numéros de téléphone et contacts de maisons d’édition avec lesquelles j’avais travaillé). Dans ce message, elle me disait que les conditions de recrutement avaient changé et qu’il me fallait répondre à deux nouvelles questions pour pouvoir poursuivre.
Voici les questions que je vous transmets telles quelles :
En ayant un graphiste, des outils IA et du contenu réutilisable (webinars, conférences, audios…) que pensez-vous de l’idée de sortir un livre par mois ?
Si vous pensez que c’est possible, comment vous y prendriez-vous ? (Réponse simple sous forme d’étapes, sur moins d’une page.)
Je l’avoue, j’étais SIDÉRÉE. Concrètement, il est évident qu’il m’était impossible de répondre à cette question : aucune idée du volume des livres souhaités, du temps consacré à l’écriture, de la qualité des contenus des webinars… Et last but not least, je n’avais surtout PAS DU TOUT ENVIE de travailler dans ce type de contexte. J’ai beau avoir besoin de travailler, je ne veux pas être esclave d’un métier, même pour un métier passion. Je ne veux pas non plus confier mon travail à l’IA et écrire des livres complètement dépourvus d’âme. Je ne veux pas d’un cadre de travail où la méfiance est au cœur des relations. Je ne veux pas d’une vitrine spirituelle qui cache des pratiques d’un ancien monde, pour moi totalement obsolète. Je me suis franchement posé la question : est-ce ainsi que tu veux œuvrer dans le monde ? La réponse était clairement non. Sous aucune condition, même celle d’avoir besoin de gagner de l’argent.
Pour terminer et pour le petit clin d’œil, ce positionnement m’a permis de réaffirmer intérieurement ce que je veux vraiment, mes valeurs non négociables, à quel monde j’ai envie de contribuer et quelles sont mes limites. Quelques jours plus tard, je recevais plusieurs demandes pour des accompagnements…
Ce partage n’a pas pour but de pointer du doigt une personne : « Oh le méchant ou la méchante », car nous le savons, tout est d’ordre divin — la preuve, cette expérience m’a permis de réaffirmer ce que je veux vraiment — mais simplement de partager ce témoignage pour dire que oui, nous n’avons pas à tout accepter. Oui, il est possible de dire non à ce qui ne nous convient pas et de suivre la route qui nous inspire vraiment, quoi qu’il arrive. C’est à ce prix que le monde peut réellement se transformer.
#acceptation#valeursUne belle journée à vous
Sylvie

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