Aujourd’hui, j’ai envie de vous emmener avec moi dans les coulisses de l’écriture de « Aller simple pour Bali ». Je vous préviens, l’article est un peu long, un peu comme le temps qu’il m’a fallu pour accoucher de ce livre…
L’expérience de Bali avait été si palpitante, si riche et si transformatrice que dès début de mon séjour, je savais qu’un jour j’en écrirais un livre. J’étais pourtant loin de m’imaginer les méandres et les détours que prendrait l’écriture de cet ouvrage. Je dois dire que pour mes précédents ouvrages, le processus d’écriture avait été simple et très rapide — moins de 4 mois entre les premiers mots déposés et la publication, et pour certains livres, beaucoup moins… Je n’étais donc pas familière au délai, à « l’effort », aux doutes sur la recherche du ton juste… — Toutes ces difficultés que partagent de nombreux auteurs, mais qui n’avaient jamais été mon quotidien d’autrice.
L’aventure a duré plus de 3 ans et demi en tout !
Tout a démarré au printemps 2022. Je séjournais alors à Amed, dans le nord-est de Bali quand j’ai commencé à déposer les premiers mots — plutôt sous forme de notes. J’avais à cœur de graver les souvenirs avant que potentiellement ils ne s’envolent. À ce stade, je n’avais aucune idée du ton, de la forme, du contenu exact même, juste des anecdotes, des ressentis couchés en vrac sur le papier…
Ce travail préparatoire a dormi plus de 2 ans dans mon ordinateur, car je n’avais tout simplement aucun élan pour écrire ce livre. Ce n’est que début 2024 que j’ai commencé l’écriture. Certains passages glissaient tout seuls, d’autres étaient très fastidieux… Et le mot est faible. Des heures et des heures à écrire, à faire et à défaire, à changer des paragraphes, en ajouter, en supprimer… Bref d’innombrables allers-retours et un sentiment mitigé à l’égard de ce manuscrit.
À la fin de l’été 2024, j’ai néanmoins décidé de l’envoyer à une connaissance pour un premier retour. Je l’avais choisi parce que c’était un homme pointilleux et aussi parce que je voulais un regard plutôt masculin, notamment à cause de certains passages « délicats ». Le manuscrit que je lui avais envoyé comportais plus de 65 000 mots — la version finale en compte un peu plus de 50 000. Son retour avait été sans équivoque : ce livre est une ébauche, loin d’être abouti. J’avoue que sur le moment, son retour m’avait fait un choc. J’avais passé tellement de temps déjà sur cet ouvrage !
L’instant de découragement passé, je m’étais remise à l’ouvrage pendant plusieurs semaines pour concocter une nouvelle version. Puis, après une dernière vérification, je l’avais envoyé à quelques éditeurs, sans grande conviction. Évidemment, je n’avais reçu aucune réponse. à cette période de ma vie, je n’avais pas l’énergie suffisante pour envisager une auto-édition et je ne savais plus très bien si finalement j’avais envie de le publier. Je m’étais dit que, peut-être, avais-je juste eu besoin de l’écrire pour moi. Je le sentais : quelque chose clochait sans pour autant être en mesure de mettre précisément le doigt sur ce que je pressentais.
Encore une fois, le livre était resté tranquillement dans les tiroirs de mon ordinateur. Au fond, je crois que je m’étais résignée à ne jamais le publier. En septembre dernier, un ami est venu passer une quinzaine de jours à la maison et il m’a posé la question par rapport à ce livre. Je lui ai répondu avec assurance : « Je ne pense pas le publier… » Fin de la conversation ! Quelques jours plus tard, je suis levée le matin avec une envie viscérale de le rouvrir et de le refondre complètement. Ça y est, je tenais le fil, la façon dont j’avais envie de l’écrire.
Pendant plus de 10 jours, j’ai travaillé sans relâche, comme une acharnée. Je l’ai épuré, simplifié… De 350 pages, il est passé à 220 pages. Je voulais qu’il soit fait de pur jus, du nectar et non de concentrés délayés et sans goût…
En octobre, j’ai envoyé la nouvelle mouture à 4 béta-lectrices — vous avez peut-être vu passer leurs témoignages récemment. Je peux dire aujourd’hui qu’il correspond à ce que je voulais transmettre, tant sur le fond que sur la forme.
Waouh ! Quel voyage !
Je me dis qu’un jour j’écrirai peut-être sur le processus créatif…
Une belle journée à vous
Sylvie

Retrouvez « Aller simple pour Bali » sur les plateformes de ventes de livres en version numérique et dès demain, en broché. Je vais faire aussi le nécessaire pour que vous puissiez me le commander en direct et dans les librairies pour ceux qui ne voudraient pas passer par ces plateformes.